l faut dire que le patron du FMI présente le profil parfait. Parfait pour des socialistes dont une partie regrette le choix de Ségolène Royal en 2007 et qui pensent que Dominique Strauss-Kahn aurait pu, lui, battre la droite. En outre, après trois élections présidentielles perdues d’affilée, il est probable que les électeurs socialistes feront le choix du pragmatisme, quitte à suivre la direction indiquée par les sondages, même si cette indication était une erreur il y a trois ans et demi.
A dire vrai, il est difficile de ne pas imaginer l’actuel président du Fonds Monétaire International battre celui qui a poussé sa candidature à Washington. En effet, dans une élection où la droite sera sortante, avec un fort niveau de chômage, une rigueur budgétaire et un président qui aura perdu une grande partie de son crédit, la gauche partira largement favorite, surtout si elle se choisit un candidat également apprécié à droite et au centre, comme c’est le cas de DSK.
Quelle meilleure équation que sa position actuelle en effet ? A Washington, il n’est pas embourbé dans les petites querelles intestines du Parti Socialiste et n’a pas à courir les plateaux politiques pour défendre des synthèses indéfendables. En outre, juste après une crise économique majeure, sa position d’expert pourra être valorisée par des Français désorientés.