Changez les règles où je m'en vais ! il avait dit, le chef.
C'est dans le plus parfait nondébat, que le gouvernement s'est opposé à l'augmentation de la taxation de ces retraites "surcomplémentaires", accordées aux grands patrons et à quelques milliers de cadres supérieurs, augmentation proposée par quelques députés courageux (mais pas téméraires) de l'UMP.
La nouvelle n'a pas fait la Une des journaux radio. A en croire La Tribune, en septembre dernier, on réfléchissait pourtant à alourdir la fiscalité sur ces avantages opaques, qui n'émergent dans l'actualité qu'accidentellement, quand quelqu'un prend soin de lire attentivement les comptes des entreprises. On a changé d'avis. Pourquoi ? Sous la pression de qui ? Avec quels "éléments de langage" ?
Après le refus, par le gouvernement, de la surtaxation des profits bancaires (vous vous souvenez ? On s'y est repris à deux fois, le temps de remettre le doigt du député Lamour sur le chemin du bon bouton), voilà un deuxième refus concret, qui aide à apprécier, rétrospectivement, les moulinets anti-banques, et anti-patrons-qui-abusent.
Chapeaux messieurs !